Trois kilos de fourrure avec une opinion sur tout, en particulier sur les gens qui sonnent à la porte.
Le standard le présente comme la race la plus ancienne d'Europe centrale, descendant du chien des tourbières de l'âge de la pierre. Une seule race, cinq gabarits : spitz-loup (keeshond), grand, moyen, petit et nain, dit loulou de Poméranie. C'est ce dernier, 21 cm au garrot environ, qui écrase les inscriptions françaises, porté par une popularité mondiale que ses ancêtres gardiens de ferme n'avaient pas vue venir.
Le standard vante sa robustesse et sa longévité, et c'est globalement vrai. Les points de vigilance du nain sont ceux des formats miniatures : rotules et trachée, plus une affection de peau propre aux races nordiques, l'alopécie X. Aucun n'empêche une longue vie, tous méritent des questions à l'éleveur.
Classique des petits formats : rotule instable, boiterie intermittente, démarche sautillante. Les formes marquées se corrigent chirurgicalement.
Perte de poil symétrique du tronc, sans démangeaison, documentée chez les spitz. Problème esthétique plus que médical, mais frustrant et mal compris. Les tontes et rasages répétés sont suspectés de la favoriser : on ne rase pas un spitz.
La trachée des très petits chiens peut s'affaisser et provoquer une toux sèche dite en cri d'oie, aggravée par la traction sur le cou et le surpoids.